| Coloscopie |
Matériel et techniqueLa coloscopie permet de mettre en évidence les anomalies du colon (gros intestin).Le système du coloscope est dans son principe comparable aux autres techniques endoscopiques, c'est-à-dire constitué d’un tube souple plus ou moins long. Ce tube possède un système de fibre optique avec une lumière blanche pour l’éclairage, une micro-caméra vidéo permettant de visualiser sur écran et en temps réel les zones explorées, et un canal opérateur permettant l’introduction d’outils tantôt à visée diagnostique (pince à biopsie), tantôt à visée thérapeutique (bistouri électrique, laser plasma argon). L’appareil est introduit par l’anus puis remonte dans le rectum, le sigmoïde, le colon gauche, le colon transverse, puis le colon droit. Cependant, la coloscopie totale (celle explorant l’intégralité du colon) n’est pas systématique. Parfois, seule l’exploration du rectum et du sigmoïde est nécessaire. Déroulement de l’examenLe colon doit être parfaitement propre pour permettre un examen précis et réaliser d’éventuels gestes thérapeutiques. Pour cela, il sera prescrit un régime spécifique et une préparation médicale laxative le plus souvent à base de PEG (Poly Ethylène Glycol). D’autre part, le patient doit être à jeun, 6 heures avant l’examen. Le plus souvent, cet examen est réalisé sous anesthésie générale (consultation d’anesthésie au préalable), ce qui nécessitera une surveillance médicale de quelques heures après sa réalisation. Le patient est allongé sur le dos ou le côté gauche, l’endoscope est introduit dans l’anus puis progresse lentement, de l’air étant insufflé au fur et à mesure pour déplisser les parois qui seront visualisées par vidéo. Des biopsies pourront alors être faites ainsi que des gestes thérapeutiques tels que la résection d’un polype. Cet examen dure 10 à 20 min. IndicationsC’est l’examen de référence dans le dépistage, le diagnostic (biopsie puis analyse), le suivi et parfois la thérapeutique des pathologies tumorales du colon (cancer colo-rectal ou polype bénin). Dans certaines circonstances, il faudra répéter l’examen suivant une fréquence déterminée afin de surveiller l’apparition de lésions chez des patients présentant des facteurs de risque de développer un cancer du colon. Il trouve d’autres indications telles que le diagnostic et le suivi des maladies intestinales chroniques inflammatoires comme la rectocolite hémorragique et la maladie de Crohn. ComplicationsElles sont rares et consistent principalement en la perforation du colon (risque majoré lors d’un geste thérapeutique) nécessitant le plus souvent une intervention chirurgicale, et l’hémorragie, le plus souvent contrôlable par un geste local. Les risques infectieux sont anecdotiques étant donné les mesures d’hygiène standardisées régissant l’endoscopie. |

