Matériel et technique Le fibroscope, tube souple de moins de 5 mm de diamètre, est un système optique en fibre de verre avec une petite caméra vidéo que l’on descend dans l’arbre trachéo-bronchique en passant par le nez ou par la bouche. Le fibroscope va explorer systématiquement les bronches d’un poumon, puis de l’autre. Il est aussi muni d’une lumière blanche pour éclairer le réseau bronchique et de nouvelles technologies utilisent une lumière bleue qui permet de voir les bronches en fluorescence et ainsi détecter certaines lésions invisibles en lumière blanche. Un autre petit tube, peut être intégré dans le fibroscope pour réaliser différents gestes tels que des aspirations de sécrétions, des écouvillonnages (brossage de la paroi bronchique) et des biopsies (prélèvement d’un fragment de la paroi bronchique) grâce à une petite pince .Ces prélèvements seront secondairement analysés en laboratoire. On peut aussi y introduire des outils dans le but d’une action thérapeutique locale permettant de détruire certains types de lésions.
Déroulement de l’examen Cet examen se déroule en ambulatoire. Une pulvérisation d’un anesthésique local est réalisée dans le nez, la bouche, la gorge et les bronches. Il permet de supprimer la toux et la gêne douloureuse provoquée par le passage du tube. L’examen dure entre 10 et 15 minutes. Une certaine gêne pour respirer peut apparaître lors du passage du tube au niveau des cordes vocales, nécessitant d’être détendu et de respirer calmement. A l’inverse, les prélèvements réalisés sont complètement indolores. Le patient doit être strictement à jeun 2 heures avant et après l’examen. De même, il est fortement déconseillé de fumer 24 à 48 heures avant l’examen. En cas de fibroscopie bronchique à visée thérapeutique, une anesthésie générale est systématiquement requise et nécessite une période de jeûne plus longue avant l’examen et une surveillance médicale en salle de réveil.
Indications Cet examen est indispensable au diagnostic de cancer broncho-pulmonaire grâce à l’analyse des biopsies réalisées. Il est d’une grande utilité dans le diagnostic de maladies infectieuses telles que la tuberculose et certaines infections pulmonaires graves en réanimation. C’est l’examen de choix en cas de saignement de l’arbre trachéo-bronchique permettant parfois un geste thérapeutique local. En pédiatrie, il est indispensable lors de l’inhalation d’un corps étranger (la cacahuète avalée de travers). Grâce aux aspirations, il est utile dans le diagnostic de maladies telles que la sarcoïdose. C’est également un examen important en cas d’inhalation de fumées d’incendie.
Complications Les accidents graves postérieurs ou lors de cet examen sont exceptionnels. Le risque infectieux est exclu par les procédures de décontamination de l’appareil. Parfois, une réaction brève caractérisée par de la fièvre, une toux et quelques crachats sanguinolents peuvent se voir.
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